Perdre du poids quand on n’a pas le temps

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Vous êtes pressé, sous pression, et votre agenda ne vous appartient qu’à moitié.

Alors laissez-moi deviner ce qu’on vous a déjà conseillé. Préparez vos repas le dimanche pour toute la semaine. Emportez votre gamelle. Faites une séance de sport entre midi et deux. Planifiez mieux vos journées.

Vous avez essayé, ou vous n’avez même pas essayé, et dans les deux cas vous saviez déjà que ce n’était pas tenable. Vous aviez raison : c’est irréaliste. Pas parce que vous manquez de volonté, mais parce que votre mardi ne ressemblera jamais à ce que vous aviez prévu le dimanche.

Je vous propose l’inverse. Pas un programme auquel adapter votre vie, mais un accompagnement qui s’adapte à votre rythme.

Ce que votre travail décide à votre place

Regardez à quoi ressemblent vraiment vos repas.

Le déjeuner qui saute parce qu’un client a rappelé, et qu’on ne dit pas non à ce client-là. La salade avalée devant l’écran, en répondant aux mails, dont vous ne sauriez plus dire le contenu une heure après. Le repas pris quand le patron a libéré le créneau, pas quand la faim est arrivée. Les quatre heures d’intervention garanties au contrat, qui font qu’on mange dans la voiture ou pas du tout. L’aire d’autoroute et son choix limité. Le restaurant d’affaires copieux, où l’on n’a pas décidé du menu et où l’on ne se lève pas de table quand on n’a plus faim. Le room service à 22 h parce que la journée s’est terminée à 21 h 45. Et le dîner seul à la maison, quand tout le monde a déjà mangé, avalé devant un écran parce que c’est enfin un moment qui n’appartient à personne d’autre.

Aucune de ces scènes ne relève d’un choix alimentaire. Ce sont les conséquences d’un cadre que vous ne maîtrisez pas.

Et ce n’est pas réservé aux cadres en déplacement, loin de là. Le technicien qui court après ses délais d’intervention. La personne au secrétariat de direction dont l’agenda dépend de celui d’un autre. La logistique et ses horaires décalés. Les soignants et leurs gardes. Les policiers de nuit et les pompiers, qui mangent quand les interventions le permettent, c’est-à-dire quand elles le veulent bien. Le commerçant qui déjeune entre deux clients. Le métier change, le mécanisme est identique.

Ce qui se passe vraiment dans une journée comme celle-là

Trois choses s’enchaînent, et aucune ne relève d’un manque de discipline.

Votre corps compte, et il présente la note dès qu’il le peut. Une journée où la faim n’a jamais été écoutée au bon moment n’est pas une journée d’économies : c’est une dette. Et elle se rembourse au premier créneau disponible, quel qu’il soit : le soir bien sûr, mais aussi à 16 h entre deux rendez-vous, à 23 h après une garde, ou au petit matin. Toujours trop tard, toujours trop vite, jamais dans des conditions sereines. Résultat : on mange bien plus que si l’on avait simplement mangé au bon moment. Ce n’est d’ailleurs même pas un craquage : c’est une faim énorme et parfaitement normale, dont personne ne vous a appris à reconnaître les signaux.

Votre cerveau, lui, n’a rien reçu du tout. Un repas peut remplir l’estomac sans jamais satisfaire. Mangé debout, en dix minutes, l’esprit ailleurs, il ne laisse aucune empreinte : pour votre cerveau, c’est comme si vous n’aviez pas mangé. Et ce qui n’a pas été satisfait revient réclamer quelques heures plus tard, souvent sous une forme qu’on prend pour de la gourmandise.

Et il y a tout ce que vous avez encaissé. La pression, les arbitrages, les tensions, les gens à protéger, ce qui n’a pas été dit en réunion. Le soir, ça redescend, et le corps réclame du réconfort. Il ne demande pas des brocolis. C’est une réponse humaine, normale et universelle, pas un défaut de caractère. L’alcool suit souvent la même logique : le verre du soir n’est pas une affaire de goût, c’est une décompression.

Voilà pourquoi les conseils habituels ne peuvent pas fonctionner. Ils s’adressent à une journée qui n’existe pas.

Un accompagnement qui vous attend, au lieu de vous donner rendez-vous

Soyons honnêtes sur un point d’abord : si c’est votre travail qui dicte votre agenda, il ne changera pas parce que vous avez décidé de vous occuper de votre poids. Moi, j’ai fini par quitter cette vie-là, avec une bonne dose de chance que tout le monde n’a pas. Vous, vous n’en avez peut-être ni la possibilité, ni l’envie : votre métier vous plaît peut-être, et il n’a pas à être la victime de cette histoire.

Ce qui doit changer, ce n’est donc pas votre emploi du temps. C’est la forme de l’accompagnement.

C’est exactement pour ça que j’ai construit EatZen : l’application que j’aurais rêvé d’avoir quand j’étais moi-même à votre place. Toute mon approche du cabinet, en totale autonomie. Depuis chez vous, depuis votre hôtel, depuis un aéroport. À l’heure qui vous arrange, sans aucun rendez-vous à décommander quand la journée dérape. Et si vous le souhaitez, des visios avec moi, que l’on programme et reprogramme au gré de votre agenda.

Vous n’y trouverez ni plan de repas, ni comptage, ni objectif chiffré. Et ce n’est pas un oubli de ma part : c’est le point suivant, et c’est sans doute le plus important de cette page.

Le piège du tableau de bord

Maintenant, la partie que personne ne vous dira.

Votre vie professionnelle est déjà pleine d’objectifs, d’indicateurs, de quotas et de résultats à tenir. Vous vivez sous mesure permanente. Et que vous propose-t-on pour votre poids ? Un plan alimentaire, c’est-à-dire un quota de plus. Une application de comptage, c’est-à-dire un indicateur de plus. Un objectif chiffré, une courbe, une performance à atteindre.

Regardez bien ce qui se joue. Votre problème, ce sont des contraintes que vous ne choisissez pas : des horaires subis, des imprévus, des repas dictés par d’autres. Et la réponse qu’on vous apporte, c’est de mieux vous organiser, de mieux planifier, d’anticiper davantage. Mais on ne planifie pas ce qu’on ne contrôle pas. Les contraintes, elles, seront toujours là demain. Vous demander de les contourner par une meilleure organisation, ce n’est pas un conseil : c’est vous rendre responsable de ce qui ne dépend pas de vous.

Et sur le fond, c’est le même geste : on répond à un problème de contrôle par plus de contrôle.

Or un contrôle mental permanent, ça s’épuise, exactement comme la volonté. Vous le savez déjà : vous tenez trois jours, cinq jours, deux semaines, puis une journée un peu plus dure emporte tout. Ce n’est pas vous qui lâchez, c’est un système qui ne peut pas tenir.

J’ai managé des équipes commerciales pendant des années, avec des tableaux de bord pleins d’indicateurs. Un indicateur au rouge n’a jamais été un bâton pour taper sur quelqu’un : c’était le point de départ d’une analyse. On regardait pourquoi, puis on cherchait quoi faire. Je travaille exactement pareil avec l’alimentation. Ce qui s’est passé hier soir devant le placard n’est pas une faute à expier, c’est une information à comprendre.

J’ai vécu exactement ça

Pendant vingt-cinq ans, j’ai fait cette vie-là.

J’ai terminé directeur commercial pour une grande partie de l’Europe : des équipes en France, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie et en Scandinavie. Des journées entières de réunions, une heure et demie à deux heures de trajet pour rejoindre le siège, ce qui veut dire partir à l’heure du déjeuner et rentrer à vingt heures trente pour éviter les bouchons. Une salade attrapée en vitesse et mangée devant le PC. Un dîner seul quand tout le monde avait fini, devant une série, parce que j’étais vidé.

Et une semaine sur deux ou presque, un avion. Trois ou quatre jours sur place sans jamais rentrer chez soi, donc sans jamais vraiment quitter le travail : le restaurant avec l’équipe, le dîner client, ou la junk food avalée seul dans une chambre d’hôtel. Je voyais des gens travailler pendant les vols et je les admirais : moi, l’avion était le seul endroit où j’avais le droit de ne rien faire. J’y dormais.

Le stress avait son propre rythme : des objectifs trimestriels remis à zéro tous les trois mois, des fins de trimestre en apnée, un quatrième trimestre qui écrasait tout. J’étais aussi le tampon entre des équipes que je voulais protéger et une pression venue d’en haut : je prenais les deux. Ma dernière image de cette vie, c’est un 31 décembre, chez un ami à Saint-Malo : à 23 h 40, j’étais au téléphone en train de négocier la dernière signature de l’année avec un client étranger, pendant que les autres préparaient le décompte de minuit.

Zéro sport. Aucun temps à moi. Une alimentation réduite à une variable d’ajustement entre deux contraintes.

J’ai fini par partir à cinquante ans, en refusant au passage la promotion qui m’aurait fait patron de toute la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. J’ai eu la chance qu’un plan d’intéressement aux actions de l’entreprise arrive à maturité au bon moment : je ne prétendrai pas avoir sauté dans le vide, ce serait malhonnête. Et je ne gagne évidemment plus, comme diététicien, ce que gagne un directeur commercial international.

Mais que les choses soient claires : mon histoire n’est pas la vôtre. Vous n’avez pas à changer de métier pour changer de rapport à la nourriture. Ce que mon parcours me donne, ce n’est pas une solution toute faite : c’est de savoir exactement ce que vous vivez. Ce que vous me raconterez ne me surprendra pas.

Concrètement, on fait quoi ?

Pas de programme. Pas de plan de repas préparé le dimanche pour une semaine qui ne se déroulera pas comme prévu.

Ce que je propose, ce sont des expériences. Pas des exercices : il n’y a rien à réussir, rien à rater, aucune note à la fin. Des choses à essayer et à observer, dans votre vie réelle, celle qui bouge. Observer ce qui se passe quand vous mangez sans écran, une fois. Repérer ce que votre corps réclame en fin de journée, et ce que ça vient compenser. Constater qu’un repas expédié en dix minutes ne laisse aucune empreinte, et deviner ce que ça produit trois heures plus tard.

Vous n’y trouverez ni interdit, ni comptage, ni chiffre à atteindre. Vous avez déjà bien assez de choses à mesurer dans vos journées.

Faites le point

Avant toute chose, si vous voulez savoir où vous en êtes : j’ai construit un quiz de treize questions, à partir de ce que j’entends en consultation depuis des années. Trois minutes, résultat immédiat, sans email.

Pas encore prêt à faire le point ?

Vous rejoignez la liste EatZen, l’application pour faire la paix avec la nourriture. À l’ouverture : avant-première et premier parcours gratuit. Désinscription à tout moment.

Vous préférez en parler de vive voix ?

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Stéphane Persyn, diététicien-nutritionniste spécialisé en obésité, praticien du G.R.O.S.-TCA, formé à l’ACT. Vingt-cinq ans de vie professionnelle sous pression avant de changer de métier : mon parcours est ici.